Dossier spécial SCI : le B.A.-ba de la société civile immobilière |
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Le principe de la société civile immobilière, ses principaux avantages, sa fiscalité, ses chausses-trappes, la rédaction de Toutsurlessci.com vous donne les clés pour créer votre SCI.
La SCI, ou société civile immobilière, est un cadre juridique qui rend possible des montages immobiliers. Elle permet principalement de détenir un bien immobilier à plusieurs. Comme pour toute société, les propriétaires de la SCI détiennent des parts. Ce sont les associés. Celle-ci est utilisée dans quatre cas de figure : pour investir à plusieurs dans la pierre, pour gérer un patrimoine, pour protéger un proche et pour effectuer une transmission. Dans les faits, la SCI est surtout utilisée dans deux situations : Pour acheter un bien à plusieurs. Malgré la baisse des prix de l'immobilier, vous n'avez pas de moyens pour acheter un bien ? Monter une SCI peut donc s'avérer judicieux pour un achat entre amis, un couple non marié, entre frères et sœurs, ou encore si vous voulez aider vos enfants à accéder à la propriété. Chacun est ensuite responsable du bien (imposition, droits...) selon sa part. Dans le cadre d'une succession. Pour transmettre un logement lors d'un héritage, la création d'une SCI peut s'avérer avantageuse, c'est même le principal avantage d'une société civile immobilière ! Chaque héritier reçoit une part du capital de la SCI. Utile si vous voulez que le bien reste dans le giron familial. Car au mieux, un pacte lie les différents propriétaires et personne ne peut vendre sans l'accord de l'autre. Au pire, si l'un des héritiers vend, la majorité du bien reste dans la famille. Un logement peut ainsi se transmettre en évitant les conflits familiaux, et les ventes « obligées » qui en découlent généralement. Vous pouvez aussi instaurer une clause d'usufruit : au décès d'un conjoint, l'époux survivant garde l'usufruit du bien immobilier, tandis que ses enfants héritent des parts.
Pas de fantasme : la fiscalité est identique à celle du régime général. Seule concession, le fisc considère les parts de SCI plus difficile à vendre qu'un bien immobilier classique : il tolère donc généralement une décote de 10% sur leur valeur réelle, qui peut servir à alléger l'ISF voire à y échapper. Lors de la création de votre société civile immobilière, vous devez opter pour un régime d'imposition : soit l'impôt sur le revenu soit l'impôt sur les sociétés. Attention, car ce choix est irrévocable. L'impôt sur les sociétés. Les associés peuvent opter pour le régime de l'impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, ce ne sont pas eux, mais la société qui est imposée. Cette imposition peut être avantageuse, car elle permet de déduire les amortissements des biens de la SCI de ses résultats. Vous devez dans ce cas fournir les comptes de la société à l'administration fiscale. La SCI doit déclarer chaque année ses résultats au service des impôts des entreprises. La TVA. Si vous optez pour l'IS, vous pouvez être soumis à la TVA dans certains cas précis. Sachez que le paiement de la TVA est optionnel, il faut le demander aux services fiscaux. Selon les cas, il sera avantageux ou pas d'y souscrire. L'option est valable 10 ans. Elle peut être réclamée en cas de locations : de meublés, de locaux professionnels, ou à usage commercial, de parking, ou lorsque le bailleur participe aux résultats de l'entreprises. Vous avez besoin de défiscaliser ? Notre partenaire Quotatis vous aide à réduire vos impôts : http://toutsurlessci-finances.quotatis.com/placements-defiscalisation.html
La SCI, un montage sans danger ? Pas si sûr. Certains avantages de la SCI peuvent se transformer en pièges par négligence. Dilettantes s'abstenir. 2. L'administration fiscale peut également sanctionner les montages qui ont pour seul objectif d'éviter l'impôt. C'est la notation d'abus de droit. 3. Retenez aussi que les associés sont responsables des dettes de la SCI, proportionnellement à leur engagement. 4. Enfin, n'oubliez pas que le bien acquis appartient à la société et non aux associés dont la liberté de décision est réduite en conséquence. D'où la nécessité de bien s'entendre, ce qui dans le cas contraire, pourrait nuire aux intérêts de chacun. |















